Serge GAINSBOURG et le Milord l’Arsouille. Rare carte de jeunesse. 1961.

« Au milord il faudra qu’ils allongent la sauce. Serge Gainsbourg. »

3.800

Serge GAINSBOURG (1928.1991)

Carte autographe signée à son ami pianiste Lucien Merer.

Une page in-12° oblongue au verso d’une vue de Zagreb.

Zagreb. 27 octobre 1961.

 

« au milord il faudra qu’ils allongent la sauce. »

Précieux et rare document datant des premières années de la carrière musicale et cinématographique de Gainsbourg, en Yougoslavie pour le tournage d’un péplum.

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cordialement a toi lucien

serge gainsbourg

au milord il faudra qu’ils allongent la sauce

 

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Serge Gainsbourg séjournait à Zagreb, pour le tournage du péplum La Furia di Ercole (sous la direction de Giafranco Parolini), film dans lequel il interprétait le rôle du tyran Menistus, pourchassé par Hercule après l’assassinat de la jeune Daria.

C’est durant ce séjour yougoslave que Gainsbourg réalisa ses premiers exploits de pyromane pécuniaire. En effet, il décida de s’allumer une cigarette avec un billet de 100 dinars enflammé. Interpelé par la maréchaussée il dû subir un interrogatoire en garde à vue pour « provocation au régime ». De retour à Paris il expliquera à Jacques Chancel : « Ils n’ont pas le sens de l’humour là-bas » (En 1984, l’épisode du billet brûlé lors de 7/7 eut un retentissement plus spectaculaire encore).

Depuis la capitale croate, il envoie ses amitiés à Merer, évoquant le célèbre cabaret parisien du 1er arrondissement, le Milord l’Arsouille, où il avait fait ses débuts en 1957, accompagné de son ami pianiste.

Lucien Merer (1927-2019), pianiste, compositeur et arrangeur accompagna Gainsbourg dès ses premiers pas. Merer collabora avec plusieurs autres grands noms de la scène musicale : Boby Lapointe, Jean Ferrat, Cora Vaucaire, Édith Piaf, Léo Ferré ou Charles Aznavour, les assistant parfois lors de leurs débuts ou de leurs tours de chant dans les cabarets et salles de concert.

A noter une pâle décharge d’écriture (inversée) sur le verso de la carte : le « fantôme » d’une note autographe de Merer, difficilement lisible, dans laquelle l’arrangeur se remémore, dix ans après la mort de Gainsbourg, les circonstances de cet envoi de Zagreb.

 

 

 

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