Alexandre DUMAS Fils arnaqué sur la vente de son tableau de DELACROIX.

« Je dépose une plainte contre le Sr Delaroche qui m’a volé 3000 f. sur le Delacroix. »

800€

Alexandre DUMAS Fils (1824.1895)

Lettre autographe signée.

Deux pages in-12° sur papier à son chiffre.

Paris. Sans date.

 

« Je dépose une plainte contre le Sr Delaroche qui m’a volé 3000 f. sur le Delacroix. »

Alexandre Dumas fils est furieux de s’être fait arnaquer sur la vente de son chef-d’œuvre de Delacroix.

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« Cher ami, je dépose une plainte contre le Sr Delaroche qui m’a volé 3000 f. sur le Delacroix.Serait-ce désagréable à Khalil Bey de mettre le reçu à ma disposition et de l’accompagner d’une déclaration de lui dans laquelle il dirait que c’est en mon nom que monsieur Delaroche a tenu absolument au prix de 18000f et que c’est parce qu’il ne touchait rien sur ces 18000 f. qu’il s’est fait donner une commission par Khalil Bey.

Tout cela est fort ennuyeux mais ce qu’il y a de plus ennuyeux encore, c’est d’être volé. Les princes comme Khalil Bey en ont plus l’habitude que nous, mais ce n’est une bonne raison que pour eux. Pardon et à vous. A. Dumas fils.

 

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En 1824, Eugène Delacroix peint Le Tasse dans la prison des fous.

D’abord acquise par Alexandre Dumas père, la toile quitte la collection familiale avant d’être rachetée, plusieurs années plus tard par son fils, fervent admirateur du peintre. En mars 1865, ce dernier décide de s’en séparer et fait appel à Delaroche, un courtier d’art parisien très influent à l’époque. Delaroche négocie le tableau pour la somme de 14.000 francs et le revend aussitôt – de manière trouble et se rémunérant d’une double commission – à Khalil-Bey, un richissime diplomate ottoman et collectionneur compulsif installé à Paris, pour 18.000 francs. La toile intègre alors l’une des galeries privées les plus prestigieuses et scandaleuses de la capitale.

Cependant, l’histoire tourne court et en janvier 1868, ruiné par ses dettes de jeu, Khalil-Bey est contraint de disperser toute sa collection aux enchères et cède le chef-d’œuvre de Delacroix à un nouveau propriétaire pour 16 500 francs.

 

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