Jean-Martin CHARCOT évoque le traitement de l’hystérie à la Salpêtrière.

« L’hystérie même chronique pourrait être traitée, en supposant qu’il s’agisse bien réellement de l’hystérie. »

1.800

Jean-Martin CHARCOT (1825- 1893)

Lettre autographe signée.

Deux pages in-12° sur papier à son adresse de l’hôtel de Varengeville.

Paris. 4 février 1892.

 

« L’hystérie même chronique pourrait être traitée, en supposant qu’il s’agisse bien réellement de l’hystérie. »

Le neurologue français, chef de file de l’École de la Salpêtrière, évoque les lieux de traitements de l’hystérie chronique.

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« Monsieur, à la Salpêtrière, la clinique est consacrée au traitement des indigents ; les étrangers au département de la Seine ne peuvent y être traités. Il existe dans la ville des établissements particuliers où l’hystérie même chronique pourrait être traitée, en supposant qu’il s’agisse bien réellement de l’hystérie. Mais le prix de ces maisons de santé est assez élevé. Je vous prie de croire à mes sentiments distingués. Charcot. »

 

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Jean-Martin Charcot demeure l’un des plus illustres cliniciens français et l’initiateur de la neurologie et de la psychopathologie modernes, à l’aune de ses travaux sur l’hypnose et de ses recherches sur l’hystérie.

Enseignant d’anatomie pathologique à l’Université de Paris, de 1860 à 1893, Charcot ouvre, en 1882, une clinique neurologique, au sein de l’hôpital parisien de la Salpêtrière, accueillant des étudiants du monde entier. Le plus célèbre d’entre eux Sigmund Freud – élève entre 1885 à 1886 – témoigna combien les travaux de Charcot sur l’hystérie furent décisifs pour lui dans ses recherches psychanalytiques : « Charcot est l’un des plus grands médecins dont la raison confine au génie, […] personne n’a jamais eu autant d’influence sur moi ». Ses travaux sur les origines psychologiques de la névrose seront bâtis sur la base des études sur la formation à l’hypnose de Charcot.

Élu membre de l’Académie de médecine, en 1873, ses travaux sur le système nerveux l’ont amené à établir une description très précise de la sclérose en plaques et de la sclérose latérale amyotrophique ; la tristement célèbre maladie de Charcot.

Ce sont toutefois ces travaux sur l’hystérie et l’hypnose qui révolutionnèrent la médecine du XIXe siècle. Ces méthodes de soins, souvent décriées, firent grande place aux traitements par l’électricité. Dès 1875, le neurologue fit organiser à cet effet, par le médecin Romain Vigouroux, un service d’électrothérapie développant la thérapeutique par électricité statique.

 

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L’hôtel de Varengeville ou hôtel de Guerchy est l’hôtel particulier, qui fut la demeure de Charcot, situé 217 bd Saint Germain dans 7e arrondissement de Paris, où siège aujourd’hui la Maison de l’Amérique latine. Jean-Martin Charcot fit l’acquisition de l’hôtel particulier auprès de la famille Gontaut-Biron, en 1884. A la mort du neurologue, ses héritiers cédèrent l’hôtel à la Banque d’Algérie. Après l’indépendance algérienne de 1962, la propriété revint à la Caisse des retraités de la Banque de France

 

 

 

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