James ENSOR écrit à son ami anarchiste Georges Eekhoud. 1920.

« Lor du soleil ne parle plus à la mer, cependant elle est belle encore encadrée de gris de blanc et d’argent. »

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James ENSOR (1860.1949)

Lettre autographe signée à l’écrivain flamand Georges Eekhoud.

Une page in-4°. Quelques piqures.

Ostende. 16 décembre 1920.

 

« L’or du soleil ne parle plus à la mer… »

Amicale et poétique lettre du peintre belge à son ami anarchiste Georges Eekhoud le félicitant de sa nomination à l’Académie royale de langue et de littérature françaises.

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« Mon cher Eekhoud, Enfin voilà du réconfort ! vos nombreux amis sont heureux et maintenant vous nagerez dans le bonheur. Je n’oublie pas nos bonnes heures devant la mer l’été dernier. Hélas ! l’or du soleil ne parle plus à la mer, cependant elle est belle encore encadrée de gris de blanc et d’argent. Je suis un peu souffrant et retenu ici mais je vous verrai bientôt n’est-ce pas cher ami ? Je tiens à vous féliciter de vive voix et j’aime regarder mes vieux amis de près dans les yeux. Votre dévoué et de tout cœur. James Ensor. »

 

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Georges Eekhoud (1854.1927), écrivain flamand, homosexuel, fut longtemps décrié par ses publications et ses prises de positions anarchistes (partagées par Ensor). 

En août 1920, Jules Destrée, ministre des Sciences et des Arts, venait de fixer les statuts de la future Académie royale de langue et de littérature françaises. Les quatorze premiers membres doivent être désignés par le roi. Sur proposition de Destrée, le roi Albert Ier inscrit le nom de Georges Eekhoud sur la liste des membres désignés. Cette démarche fit figure de réhabilitation officielle pour Eekhoud.

 

 

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