CHAMPOLLION-FIGEAC confirme l’arrivée à Paris de la collection Salt.
« J’ai l’honneur d’informer Monsieur le vicomte de La Rochefoucauld de l’heureuse arrivée de la collection égyptienne. »
750€
« J’ai l’honneur d’informer Monsieur le vicomte de La Rochefoucauld de l’heureuse arrivée de la collection égyptienne. »
750€
Jean-Jacques CHAMPOLLION-FIGEAC (1778.1867)
Lettre autographe signée au vicomte de La Rochefoucauld.
Une page in-4°.
[Paris] 7 octobre 1826.
« J’ai l’honneur d’informer Monsieur le vicomte de La Rochefoucauld de l’heureuse arrivée de la collection égyptienne. »
Récemment acquise par la France et destinée à la division des antiquités égyptiennes du musée du Louvre, la collection Salt, inventoriée et encaissée par Jean-François Champollion à Livourne, arrive à Paris. Le frère de l’égyptologue en rend compte à Louis-François-Sosthène, vicomte de La Rochefoucauld, le directeur général des Beaux-arts.
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J’ai l’honneur d’informer Monsieur le vicomte de La Rochefoucauld de l’heureuse arrivée de la collection égyptienne à Paris. Elle stationnera sur le quai d’Orsay, où elle est arrêtée, jusqu’à lundi matin. Les ordres que Monsieur le vicomte de La Rochefoucauld m’a fait l’honneur de m’adresser hier, seront fidèlement exécutés. J’ai l’honneur de prier Monsieur le vicomte d’agréer le nouvel hommage de mes sentiments de respect, de reconnaissance et de dévouement. J.J. Champollion-Figeac.
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La collection d’Henry Salt (1780.1827), consul britannique en Égypte, révèle une variété exceptionnelle de pièces : sarcophages, cartonnages, statues, stèles, coffres, mobilier, vases, oushebtis, papyrus, sceaux, sandales, vanneries, masques funéraires, bijoux, amulettes… en bois, grès, bronze, terre émaillée, calcaire, faïence, albâtre, serpentine, or, ivoire.
Subjugué par la richesse de la collection, Jean-François Champollion souhaite ardemment que la France s’en porte acquéreur et puisse ainsi œuvrer à la création d’un musée égyptien. Il craint en effet cet ensemble de trésors n’échappe au pays comme ce fut le cas pour la première collection Drovetti (la drovettiana) et s’évertue à convaincre le roi Charles X du bien-fondé de l’investissement.
Finalement convaincu par le rapport du Duc de Blacas, Charles X ratifie, le 23 février 1826, l’achat de la collection Salt au prix demandé de 250.000 francs. Champollion est alors mandaté pour retourner à Livourne afin de dresser un inventaire descriptif des 4014 objets puis d’en organiser le transport jusqu’à Paris.
Le 15 mai, une nouvelle extraordinaire parvient à Champollion : il apprend qu’une ordonnance du roi Charles X vient de créer la division des antiquités égyptiennes du musée du Louvre ; il en est nommé premier conservateur !
La collection Salt rejoint Paris à bord de La Durance, le navire chargé de convoyer les caisses d’antiquités vers la France. Le 8 juillet 1826 l’embarquement des pièces est clos : « La collection est tout entière à bord de la Durance. Elle en a plein le ventre. » Les précieuses antiquités arrivent à Paris en octobre permettant aux frères Champollion et aux administrateurs du Louvre de réceptionner ces trésors.