Charles BAUDELAIRE se lance dans la correction de ses épreuves sur l’opium.

« Vous savez que j’aime à méditer quelques heures sur des épreuves. » 

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Charles BAUDELAIRE (1821.1867)

Lettre autographe signée à Alphonse de Calonne.

Une ½ pages in-8°.

[Paris. 20 décembre 1859 ?]

Correspondance Pléiade. Tome I, page 642.

 

« Vous savez que j’aime à méditer quelques heures sur des épreuves. » 

Charles Baudelaire réclame les épreuves du Mangeur d’opium en urgence afin d’y travailler après avoir pris le temps de méditer sur son travail.

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 « Mon cher ami, Tout bien considéré, je renonce à la publication des trois poëmes perdus.

Mes épreuves le plus tôt possible.

Vous savez que j’aime à méditer quelques heures sur des épreuves.

Tout à vous. Ch. Baudelaire. »

 

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En 1859, Baudelaire est plongé simultanément dans plusieurs chantiers : la recomposition des Fleurs du mal, la préparation des poèmes nouveaux, mais aussi le travail extrêmement lourd des Paradis artificiels, qui paraîtront en 1860.

Les « trois poëmes perdus » mentionnés par Baudelaire sont À une Madone, Le Cygne et Le Squelette laboureur et les épreuves sur lesquelles il souhaite méditer sont celles d’Un Mangeur d’opium, son adaptation-traduction des Confessions of an English Opium-Eater de Thomas De Quincey.

Cette courte lettre révèle tout l’art épistolier et poétique de Baudelaire : une décision abrupte accompagnée d’une exigence presque anxieuse du travail à fournir. D’évidence, on pense dès lors aux épreuves surchargées de biffures et de corrections des Fleurs du mal sur lesquelles le poète avait tant travaillé en 1857.

 

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