Winston CHURCHILL – Extraordinaire lettre sur l’armistice de novembre 1918

Winston CHURCHILL – Extraordinaire lettre sur l’armistice de novembre 1918

15 000€

Lettre autographe signée à l’Amiral français Charles-Eugène Favereau.

Superbe lettre de Churchill, en tant que Ministre des Munitions, quelques jours après l’armistice du 11 novembre 1918, se réjouissant de la victoire et de la force de l’union franco-britannique.

“ One of the most valuable results of the War …. the surest pledges for the future of peace, liberty, and civilization.”

Description

Sir Winston CHURCHILL (1874.1965)

Lettre autographe signée à l’Amiral français Charles-Eugène Favereau.

Deux pages in-8° sur papier à en-tête Ministry of Munitions of War. (Londres). 19 novembre 1918.

“ One of the most valuable results of the War …. the surest pledges for the future of peace, liberty, and civilization.”

Superbe et précieuse lettre de Churchill, en tant que Ministre des Munitions, quelques jours après l’armistice du 11 novembre 1918, se réjouissant de la victoire et de la force de l’union franco-britannique.

« My dear Admiral, I am greatly touched by the kind letter which you have felt moved to send me. You speak in terms which I value highly of our own harmonious co-operation at the beginning of the war and you realize as I do the growth of mutual confidence, admiration, and affection between our great countries which is one of the most valuable results of the War, and one of the surest pledges for the future of peace, liberty, and civilization. With all kind remembrances and regards. Believe me. Winston S. Churchill. »

Transcription : «Mon cher Amiral, je suis très touché par l’aimable lettre que vous vous avez bien voulu m’envoyer. Vous parlez en des termes que j’apprécie hautement de notre coopération harmonieuse au début de la guerre et vous réalisez comme moi la croissance de la confiance mutuelle, de l’admiration et de l’affection entre nos grands pays, ce qui est l’un des résultats les plus précieux de la guerre, et l’un des gages les plus sûrs pour l’avenir de la paix, de la liberté et de la civilisation. Avec tous les bons souvenirs et salutations. Winston S. Churchill. »

Nous joignons le brouillon manuscrit de la lettre de Charles-Eugène Favereau initialement envoyée à Churchill.

« The right Honorable Sir Winston Churchill, ancien Premier Lord de l’Amirauté. En ces heures de renaissance et de joie, ma pensée cherche, pour les en remercier, ceux qui en ont été les meilleurs artisans. Vous êtes de ceux, Monsieur, sur qui elle s’arrête avec le plus de gratitude. Il faudrait qu’un Français fut bien ingrat pour ne pas vouer une profonde reconnaissance à l’Angleterre qui n’étant plus attaquée est venue à nous dans le danger, dès les premières heures, dans un esprit chevaleresque, dans un sentiment d’indignation contre la violation de la parole donnée et non pour acquérir des avantages chanceux, puisqu’en même temps elle méprisait ceux qu’un souverain sans honneur osait lui offrir pour acheter son consentement à l’iniquité. Et il faudrait aussi qu’un Français fut bien aveugle pour ne pas voir que sans la garde de la Marine Britannique, rien de ce qui a été fait n’eut été possible, et que la partie était perdue en quelques semaines. Ayant eu l’honneur de me trouver en rapport avec vous au moment de ces grands évènements, je me permets, pour dire ces choses qui me mettent le cœur à l’aise, de m’adresser à vous qui étiez alors le chef de cette Marine britannique et dont la chaleur des sentiments a eu, je crois le savoir, une grande influence dans les décisions qu’a prises à ce moment-là votre pays. Veuillez agréer, Sir, l’expression de mes sentiments entièrement dévoués. »

 

Le rôle joué par Winston Churchill pendant la Première Guerre mondiale fut très controversé et le désastre de l’expédition des Dardanelles, dont il s’était fait le promoteur, le contraignit à démissionner de l’Amirauté, en novembre 1915. Il écrivait ainsi à un camarade de guerre, le 6 janvier 1916 : « Il y a peu de probabilités que l’on me confie à nouveau un réel pouvoir durant cette guerre. » Malgré cet échec, malgré les accusations, et après avoir commandé un bataillon en France, il rejoignit le cabinet de coalition de Lloyd George, où il occupa, de 1917 à 1922, les fonctions de Ministre des Munitions et de secrétaire à la Guerre. 

Charles-Eugène Favereau (1856. 1936), officier de marine français, puis vice-amiral en juillet 1914, prend la suite en octobre 1914 de l’amiral Rouyer  au commandement de la 2e escadre légère avec pavillon sur le croiseur cuirassé La Marseillaise. Il se fait remarquer dans la Manche  pour son organisation de la lutte anti-sous-marine. Commandant de la 2e escadre en armée navale (avril 1916), il devient Préfet maritime de Lorient  en février 1917 et prend sa retraite en mai 1918.

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