(VOLTAIRE) – Mme DENIS – Lettre autographe signée.

(VOLTAIRE) – Mme DENIS – Lettre autographe signée.

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Lettre autographe signée au Marquis Jacques de Rochefort d’Ally.

Deux pages ¼ in-4°. Ferney, 26 décembre (1770 ?) Adresse autographe..

 » Le patron (Voltaire) se porte bien mais vous savez qu’il ne faut pas le dire. Il travaille toujours comme de coutume et ne se lasse point. »

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Description

(VOLTAIRE) – Marie-Louise Mignot dite Madame DENIS (1712 .1790)

Nièce et dernière compagne de Voltaire.

Lettre autographe signée au Marquis Jacques de Rochefort d’Ally.

Deux pages ¼ in-4°. Ferney, 26 décembre (1770 ?)

Adresse autographe..

« Mon oncle a répondu Monsieur à la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’écrire. Comme ses lettres valent bien les miennes je l’ai laissé faire, ne doutant pas du plaisir qu’elles vous font. Je vous crois stable à Paris pour cet hiver. J’y souhaite une bonne santé à madame la marquise de Rochefort ; lorsque vous recommencerez vos caravanes, n’oubliez pas la promesse que vous nous avez fait l’un et l’autre de faire une station à Ferney. Le patron (Voltaire) se porte bien mais vous savez qu’il ne faut pas le dire. Il travaille toujours comme de coutume et ne se lasse point. Il est fort gai, de belle humeur et nous parlons souvent de vous et de Madame 19 ans. A propos, j’ai reçu des eaux de Vichy par votre homme. J’en ai pris quelquefois, mais quoi que nous ayons un fort beau temps, il fait bien froid dans cette saison pour prendre des eaux. Mr de Florian, mon beau-frère, est ici. Il passera l’hiver avec nous (L’écrivain Jean Pierre Claris de Florian, auteur des célèbres Fables, était un petit- neveu et familier de Voltaire). Nous attendons de moment en moment le jugement des esclaves de St-Glades, le pauvre Cristin est bien impatient de voir terminer cette affaire. Peut-être est-elle jugée au moment où j’écris, peut-être traînera-t-elle encore un an. Nous avons reçu deux fromages de Rocfort. Nous ne doutons pas qu’ils viennent de vous. Permettez-moi de vous en faire nos remerciements et de renouveler les sentiments tendres et inviolables avec lesquels j’ai l’honneur d’être monsieur votre très humble et très obéissante servante. Denis. » … ».

 

Dans cette lettre Madame Denis fait allusion au long procès qui opposa de 1770 à 1777 les moines de l’abbaye de Saint-Claude, dans l’actuel Jura, à leurs serfs contestant le droit de main morte qui pesait sur eux et qui les empêchaient de transmettre leurs biens. C’était une situation archaïque, la dernière de ce type en France, et l’avocat de Saint-Claude, Charles Gabriel Frédéric Cristin s’engagea tout entier, soutenu par Voltaire en faveur de ces paysans soumis à un droit abusif.

Dernière compagne de Voltaire, Madame Denis était sa nièce et, charmante et pleine d’allant, devint sa maîtresse. Voltaire avait d’abord aidé à son établissement, puis, quand elle devint veuve en 1744, l’avait aidée financièrement et avait finalement formé un couple avec elle. Hormis une brouille temporaire, elle partagea sa vie pendant près de trente ans.

Le Chevalier puis comte de Rochefort, brigadier des armées, et la jeune épouse de celui-ci, furent longtemps en correspondance avec Voltaire qui surnomma la jeune femme « madame Dix-huit-ans », puis quelques années plus tard par galanterie « madame Dix-neuf-ans ».

 

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