Stefan ZWEIG – Lettre autographe signée. 1940.

Stefan ZWEIG – Lettre autographe signée. 1940.

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Lettre autographe signée à Raul del Pozo Cano.

Très belle lettre d’exil de l’écrivain autrichien fuyant le nazisme et parcourant l’Amérique du Sud.

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Description

Stefan ZWEIG (1881-1942)

Lettre autographe signée à Raul del Pozo Cano.

Une page ½ in-8°sur papier à en-tête du City Hotel de Buenos-Aires.

Enveloppe timbrée. Buenos-Aires. 12 novembre 1940

 

Très belle lettre d’exil de l’écrivain autrichien fuyant le nazisme et parcourant l’Amérique du Sud.

« Cher Monsieur et confrère, Je vous remercie de votre bonne lettre et c’est avec plaisir que je puis vous dire que je connais Monsieur le D. S. Tocker depuis des années et que je l’ai connu non seulement comme un homme très intelligent, sensible et doué, mais aussi comme un personnage digne de toute confiance, honnête et loyal. Je regrette infiniment que – précisément prêt à partir pour une conférence à Montevideo – je n’aurai pas le grand plaisir de faire votre confiance personnelle, mais comme je me propose de visiter aussi les autres pays de l’Amérique latine, j’espère que ce sera pour la prochaine fois. Votre tout dévoué Stefan Zweig. »

Zweig arrive aux États-Unis en juillet 1940, s’exilant d’une Europe livrée à l’horreur nazie. Très mal accueilli à New York et cédant à un profond désespoir, il parcourt l’Amérique du Sud et rejoint rapidement le Brésil où il se suicidera le 22 février 1942 en compagnie de Lotte, sa deuxième épouse, qui refusa de survivre à son compagnon.

En juillet 1940, il écrivit à son ami Richard Beer-Hoffmann cette lettre d’une profonde sensibilité: « Ma petite intelligence m’a fait quitter l’Autriche aussi bien que l’Angleterre, laissant derrière moi tout ce qui était possession, et même le manuscrit d’un livre à moitié achevé depuis des années. Accueilli et chassé aussitôt, j’erre maintenant avec un visa de transit en Amérique du sud pour des tournées de conférences, ce que je n’aime pas. Est-ce que je pourrai revenir ? Y serai-je autorisé, le voudrai-je ? Mais je ne pose plus la question, je me laisse entraîner, animé par la seule pensée de ne pas tomber entre les mains de ces canailles brunes – c’est la seule peur que j’aie encore dans ma vie, les autres ont disparu (…) maintenant il faut continuer à vagabonder, et pour tout travail je me raconte ma vie, celle d’un Européen et d’un juif de cette époque »

 

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