Pierre-Joseph PROUDHON (1809.1865)

Lettre autographe signée.

Une page in-8° sur papier à en-tête de La Voix du Peuple.

Paris, La Conciergerie, le 10 juin 1851 – 4 heures.

 

Enfermé à la Conciergerie, Proudhon lutte pour sa libération.

« Citoyen Duché, Je suis informé à l’instant de l’arrivée de M. Gauthier jeune. J’attends sa visite demain mercredi. En tout cas, je vais demander une permission de sortie pour jeudi, 12, afin de me remontrer avec vous, après l’avoir vu, et d’entrer en propositions réelles, s’il y a lieu comme je l’espère. Faites-moi part de votre heure, pour jeudi ; et si vos affaires vous le permettent, passez à la Conciergerie dans la journée de demain : peut-être aurais-je vu déjà M. Gauthier, et aurais-je quelque chose de positif à vous dire. Je vous salue cordialement. P. J. Proudhon. »

 

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Durant la IIe République, Proudhon développe ses activités de journaliste. Avec l’aide de son secrétaire Alfred Darimon, il est impliqué dans la création de quatre journaux : Le Représentant du Peuple (février 1848 – août 1848), ; Le Peuple (septembre 1848 – juin 1849) ; La Voix du Peuple (septembre 1849 – mai 1850) ; Le Peuple de 1850 (juin 1850 – octobre 1850).

Ces journaux furent tous condamnés et supprimés successivement. S’illustrant par d’incessantes et violentes critiques des politiques gouvernementales, Proudhon est condamné, en mars 1849, à trois ans de prison et à 3 000 francs d’amende pour un de ses pamphlets publié dans le journal Le Peuple. La Cour d’Assises le juge coupable des faits suivants : « Excitation à la haine et au mépris du gouvernement de la République ; attaque contre la Constitution ; attaque contre le droit et l’autorité du Président ; provocation à la guerre civile. » Incarcéré le 5 juin 1849 à Sainte-Pélagie, il n’en sortira que le 3 juin 1852.

 

 

 

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