P.V. STOCK – Long manuscrit sur Georges CLEMENCEAU et l’affaire Dreyfus.

P.V. STOCK – Long manuscrit sur Georges CLEMENCEAU et l’affaire Dreyfus.

1 400€

Manuscrit autographe signé – Georges CLEMENCEAU anecdotique.

Long et remarquable manuscrit de l’éditeur français contant ses relations intimes avec Clemenceau et revenant ainsi sur l’Affaire Dreyfus.

« Clemenceau avait cru, après le jugement de 1894, à la culpabilité de Dreyfus et cela jusqu’en 1897. Il avait accepté la chose jugée sans examen. »

 

Description

Pierre-Victor STOCK (1861-1943)

Manuscrit autographe signé – Georges CLEMENCEAU anecdotique.

Dix-neuf pages in-4° sur papier ligné. Slnd (1929/1930). Quelques défauts en marge.

« Clemenceau avait cru, après le jugement de 1894, à la culpabilité de Dreyfus et cela jusqu’en 1897. Il avait accepté la chose jugée sans examen. »

Long et remarquable manuscrit de l’éditeur français contant ses relations intimes avec Clemenceau et revenant ainsi sur l’Affaire Dreyfus.

 

 « Je n’essaierai pas de faire le portrait de Georges Clemenceau. Ce serait une redite très inférieure à toutes les descriptions qui ont été produites déjà de cet homme si complexe (…) Je ne parlerai non plus ni de son caractère, ni de sa vie publique qui ont été racontés des milliers de fois tant par ses admirateurs – dont je suis un des plus fervents – que par ses détracteurs ou ses ennemis. Je ne parlerai pas davantage de son habitation de la rue Franklin, si souvent décrite et photographiée, et qu’il est loisible à chacun de visiter actuellement. Je dirai seulement que Clemenceau était glorieux de son petit jardin, qui est de plain-pied, par une très haute porte vitrée à trois panneaux (…) Je fis la connaissance de Clemenceau au cours de l’affaire, vers la fin de 1897. Les militants passionnés de la révision du procès de 1894 venaient à la librairie avant de se rendre dans les bureaux de l’Aurore. L’éditeur habituel de l’écrivain se désintéressant de sa campagne, je m’offris à réunir en volumes ses remarquables articles quotidiens. Ce fut immédiatement chose convenue et, ultérieurement, le 10 novembre 1898, un contrat confirma notre accord verbal. Les dits articles, en faveur de la cause que tous deux nous défendions ardemment, formèrent sept forts volumes qui parurent pendant les années 1899, 1900, 1901, 1902 et 1903 ; ils eurent pour titres : L’Iniquité, La Réparation contre la Justice(dont le titre primitif était : L’Enquête), Des Juges, Justice Militaire, Injustice Militaireet La Honte. (…) Le manuscrit de L’Iniquité– le premier des sept volumes concernant l’Affaire – avait été envoyé à l’imprimeur avec le titre : Évolution d’un Esprit ; ce titre l’auteur l’abandonna pour en faire le sujet de la préface du dit livre, car en effet, Clemenceau avait cru, après le jugement de 1894, à la culpabilité de Dreyfus et cela jusqu’en 1897. Il avait accepté la chose jugée sans examen. Dans la dites préface del’Iniquité, Clemenceau écrit : « J’ai cru à la culpabilité de Dreyfus, et je l’ai dit en termes cruels …… »

 

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