Marcel PAGNOL et l’Académie Française. 1959.

Marcel PAGNOL et l’Académie Française. 1959.

Vendu

Lettre autographe signée à Yves Gandon.

Belle lettre de Pagnol relative aux tractations de candidatures à l’Académie Française.

« On parle de Vialar, d’Anouilh, de Monfreid, de Marcel Aymé. »

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Description

Marcel PAGNOL (1895.1974)

Lettre autographe signée à Yves Gandon.

Trois pages in-4° sur papier à son en-tête. Paris, 30 juillet 1959.

Belle lettre de Pagnol relative aux tractations de candidatures à l’Académie Française.

«Mon cher Yves, Il est bien regrettable que Pierre Benoit ne vienne plus à l’Académie. C’était pour toi un ami sûr, et bien plus influent que moi. Peut-être arriverons-nous à le persuader. La mort de Robert Kemp est aussi une grande perte, pour l’Académie et pour toi. Je l’aimais bien, parce que c’était un emmerdeur d’autant plus redoutable qu’il avait presque toujours raison, et qu’il écrivait une langue admirable. Je regrette de l’avoir connu trop tard. C’était un Diderot moderne, et je ne lui reproche qu’une chose : c’est d’avoir parlé des œuvres des autres au lieu d’écrire les siennes, dont le ton eût été unique, et d’une très touchante humanité. Pour ta candidature, je ne sais que te dire. Elle est « valable » comme on dit aujourd’hui. Mais quelles sont les promesses déjà faites ? On parle de Vialar, d’Anouilh, de Monfreid, de Marcel Aymé. Tu es jeune – pour l’Académie. Tu en seras sûrement. Sur qui peux-tu compter ? Je m’en occuperai à la rentrée, et nous en parlerons sérieusement. Pour le moment, je te conseille de ne pas risquer ta chance avant d’avoir tâté le terrain. Crois à ma fidèle amitié. Cordialement. Marcel Pagnol. P.S. Il ne faut pas être battu avec cinq voix. »

 

Romancier, poète, essayiste, critique littéraire, grand reporter, Yves Gandon (1899.1975) a porté sa curiosité dans tous les domaines. Il fut Président de la Société des Gens de Lettres, Président du PEN Club Français, et Président de l’Association Internationale des Critiques Littéraires. Son œuvre littéraire fut récompensée de plusieurs prix dont le Grand Prix du roman de l’Académie Française, en 1948, pour son roman Ginèvre.

La candidature au fauteuil n°5 de l’Académie, ici évoquée par Pagnol suite au décès de Robert Kemp, fut finalement attribuée à Renée Huyghe en 1960.

 

 

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