RAY Man – Lettre signée.

RAY Man – Lettre signée.

Vendu

Lettre tapuscrite signée à son cher Jean. 

Une page in-4° en anglais,  Paris. 31 janvier 1962.

Très intéressante lettre de Man Ray, dénonçant les termes d’un contrat sur la vente de ses œuvres à travers le monde.

Rupture de stock

Description

Man RAY (1890.1976)

Lettre tapuscrite signée à son cher Jean. 

Une page in-4° en anglais,  Paris. 31 janvier 1962.

Très intéressante lettre de Man Ray, dénonçant les termes d’un contrat sur la vente de ses œuvres à travers le monde.

« Cher Jean, excuse moi de t’écrire en anglais, mais cette langue me permet de m’exprimer plus précisément. Notre accord de 59 m’avait poussé à croire que je serais libéré de toutes sortes de problèmes matériels et de discussions sans fin. Tes deux lettres du 26 janvier m’obligent à rectifier quelques points.

1. Notre contrat te donne le contrôle sur les ventes mondiales, et les expositions à New York ont été montées avec l’accord de la Galerie Rive Droite quand Mademoiselle Marci en était la représentante. A aujourd’hui, aucun compte de  transactions ne m’a été donné, pas plus que je ne sais ce qui a été laissé dans les galeries d’Iolas et Mayer. J’ai été responsable de la vente d’une gouache pour 400$, ainsi que de quelques dessins à très bon prix. Ta lettre sous-entend que tu n’es pas responsable des négligences de Mlle Marci.

2. Dans ta seconde lettre, tu dis que tu n’as pas pris de peinture pour couvrir le contrat. J’ai des reçus pour toutes les œuvres que tu as prises, qui dépassent ce que tu m’as payé. Tu admets que tu ne m’as pas payé les quatre millions dûs en 1961. Le contrat stipule trois millions à payer durant la période, 1er janvier, 1er mai, 1er septembre. Je ne peux pas rentrer dans les détails ici, d’autant plus que tu avais promis de tenir les comptes pour moi (…) J’ai fait bien plus que toi pour la publicité : interviews, radio et télévision en France et à l’étranger, ainsi que des participations à des expositions officielles non commerciales.

3. En 59, avant notre contrat, j’ai envoyé à Loeb « L’Orateur », lui en demandant seulement 300.00 francs. Il ne l’a pas vendu parce qu’il en a certainement demandé deux mille dollars, et je l’ai récupéré. Je te l’ai vendu pour 200.00 francs, comme un objet, bien que je considérais cette œuvre aussi importante que n’importe quelle peinture. Mais je ne voulais pas argumenter avec toi, misant sur le futur.

Ainsi, notre contrat est nul et non venu à compter d’aujourd’hui. A quelque proposition que tu souhaiteras faire, je demanderai paiement. »