LF CELINE et les rééditions de Mort à Crédit et du Voyage au bout de la nuit.

LF CELINE et les rééditions de Mort à Crédit et du Voyage au bout de la nuit.

Vendu

Lettre autographe signée à son avocat Albert Naud.

Céline furieux contre les Editions Denoël et les non rééditions de Voyage au bout de la nuit et de Mort à Crédit.

« Il était parfaitement possible à la maison Denoël de me sortir au moins deux titres : Voyage et Mort à Crédit. »

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Description

Louis-Ferdinand CELINE (1894.1961)

Lettre autographe signée à son avocat Albert Naud.

Deux pages in-folio. Adresse en tête chez Mikkelsen.

Copenhague. 4 janvier 1947 (pour 1948). Tampon de réception.

« Il était parfaitement possible à la maison Denoël de me sortir au moins deux titres : Voyage et Mort à Crédit. »

Céline furieux contre les Editions Denoël et les non rééditions de Voyage au bout de la nuit et de Mort à Crédit.

« Mon cher Maître, Philippon m’apporte une proposition de Fasquelle vraiment très alléchante et qui me sortirait enfin des bla-bla et me dépannerait décisément (sic), seulement bien sûr je suis toujours plus ou moins collé à cette sinistre maison Denoël qui me gâche tout et ne me rapporte rien. Hors depuis 4 ans il était parfaitement possible à la maison Denoël de me sortir au moins deux titres : Voyage et Mort à Crédit. J’ai donc été de ce fait lésé d’au moins un million de francs (d’après les comptes 1938). Auriez-vous l’amabilité, l’extrême gentillesse, de faire comprendre à Mme Voilier que j’en ai assez – que je demande une résiliation pure et simple de mon contrat, selon les propres termes du contrat. Sinon, je lui fais moi un procès en dommages et intérêts de 2 millions, pour préjudices matériels, que je gagnerai bel et bien. Elle ne répond jamais à mes lettres. Il est ainsi facile de me trainer en je ne sais quelles longueurs ! Fasquelle ne demande qu’à me verser une mensualité dont j’ai grand besoin si je retrouve ma liberté. Quant à mon mandat d’arrêt, c’est une autre histoire. Mais ce n’est pas Mme Voilier qui me le fera lever, au contraire. »

 

L’édition originale de Voyage au bout de la Nuit avait paru chez Denoël et Steele en octobre 1932, à la suite d’un contrat signé entre l’auteur et la maison d’édition à la date du 30 juin. Céline accordait « un droit de préférence pour l’édition de ses œuvres en prose à venir ; droit épuisé lorsque les éditions auront accepté cinq volumes. » Succédèrent au Voyage : L’Eglise, Mort à Crédit, Mea Culpa, La vie et l’œuvre de Semmelweis et Apologie de Mort à Crédit. C’est alors qu’un nouvel accord est passé entre LFC et ses éditeurs, signé le 6 février 1936, stipulant que l’écrivain leur cède « l’exclusivité de toutes productions littéraires à venir », expliquant les propos de notre lettre où Céline se voit contraint, s’il veut agréer Fasquelle, de rompre son contrat. Cependant, Fasquelle qui lui avait rendu visite la veille, ne donna pas suite à sa proposition.

 

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