DROUET et son amour pour Victor Hugo.

DROUET et son amour pour Victor Hugo.

3 500€

Lettre autographe signée à Victor Hugo.

Rare lettre de Drouet à son cher petit homme, aux premières heures de leur amour.

« Bonjour mon Toto bien aimé, bonjour mon Toto chéri, bonjour mon pauvre amour adoré.  Je ne t’en aime pas plus parce que ce n’est pas possible mais je sens ta bonté jusqu’au fond du cœur. Merci mon adoré. Merci tu es ma vie, mon bonheur et ma joie. Juliette. »

Description

Juliette DROUET (1806-1883).

Lettre autographe signée à Victor Hugo.

Quatre pages in-8°. 16 novembre (1836).

Rare lettre de Drouet à son cher petit homme, aux premières heures de leur amour.

« Bonjour mon Toto bien aimé, bonjour mon Toto chéri, bonjour mon pauvre amour adoré. Comment va ton rhume mon cher petit homme ? Je voudrais que tu ais déjà quitté ta perruque parce que tu le désires et que c’est une cause de rhume permanent pour toi. Je te conseille, puisque Mme Richi s’engage à t’arranger la tête en deux heures, d’y consentir auprès d’un sacrifice de quelques pièces de cent sous, parce que moi j’en aurais pour une ou deux bonnes demis journées et je crains de te fatiguer la tête et de te faire souffrir. J’ai plus confiance en l’habileté de la susdite femelle qu’en la mienne et qu’à tout prendre si, comme je le crains cela doit te faire du mal, j’aime autant que ce soit une autre que moi. Seulement, je te conseille, puisque tu es bien décidé à ôter ta perruque et à faire l’opération en question, de te dépêcher avant que les froids ne reprennent. La cocotte ne décolère pas, c’est tout à fait peine inutile que de s’obstiner à civiliser cette petite bête qui restera toujours farouche pour moi. J’aimerais mieux que (…) en profitasse que de la garder à l’état sauvage et féroce. Ce serait plus raisonnable. Il fait toujours bien vilain à ce que dit la paysanne. Heureusement que tu as des bottes neuves que tu n’auras pas d’humidité aux pieds mais je te conseille toujours de ne pas tant te couvrir parce que je suis sûre que c’est une des causes de ton rhume, la perruque à part. Je serai bien contente aussi le jour où tu ne prendras plus de drogues et je me figue que cela doit te fatiguer l’estomac. Mon Dieu que je suis stupide ce matin encore plus qu’à l’ordinaire il me semble. Je ne trouve que des inepties et des billevesées à dire tandis que j’ai le cœur plein d’amour, de tendresse et de reconnaissance pour toi mon adoré, et pour tout ce que tu as fait pour mon pauvre père. Je ne t’en aime pas plus parce que ce n’est pas possible mais je sens ta bonté jusqu’au fond du cœur. Merci mon adoré. Merci tu es ma vie, mon bonheur et ma joie. Juliette. »