HUGO et les enfants pauvres de Guernesey.

HUGO et les enfants pauvres de Guernesey.

Vendu

Photographie au format carte de visite représentant Hugo entouré de ses quarante petits enfants pauvres.

Exceptionnel document photographique d’époque, enrichi en marge d’une annotation autographe signée de Victor Hugo :

« Mes quarante petits enfants. Victor Hugo »

Rupture de stock

Description

Victor HUGO (1802.1885)

Photographie au format carte de visite représentant Hugo entouré de ses quarante petits enfants pauvres.

Tirage albuminé monté sur carton. Format cdv (10,50 x 6,50).

Exceptionnel document photographique d’époque, enrichi en marge d’une annotation autographe signée de Victor Hugo :

« Mes quarante petits enfants. Victor Hugo »

Au début des années 1860, Hugo prit l’initiative d’organiser régulièrement un dîner venant en aide aux enfants pauvres, dans sa demeure de Hauteville-House, à Guernesey.

Voici un extrait du discours qu’il prononça lors du dîner de cette année 1868 :

« La petite institution d’assistance pour l’enfance, que j’ai fondée il y a sept ans, à Guernesey, dans ma maison, fructifie, et vous qui m’écoutez avec tant de grâce, vous serez sensibles à cette bonne nouvelle. Ce n’est pas de ce que je fais ici qu’il est question, mais de ce qui se fait au dehors. Ce que je fais n’est rien, et ne vaut pas la peine d’en parler. Cette fondation du Dîner des Enfants pauvres n’a qu’une chose pour elle, c’est d’être une idée simple. Aussi a-t-elle été tout de suite comprise, surtout dans les pays de liberté, en Angleterre, en Suisse et en Amérique ; là elle est appliquée sur une grande échelle. Je note le fait sans y insister, mais je crois qu’il y a une certaine affinité entre les idées simples et les pays libres. Je trouve l’exil bon. D’abord, il m’a fait connaître cette île hospitalière ; ensuite, il m’a donné le loisir de réaliser cette idée que j’avais depuis longtemps, un essai pratique d’amélioration immédiate du sort des enfants pauvres enfants-au point de vue de la double hygiène, c’est-à-dire de la santé physique et de la santé intellectuelle. L’idée a réussi. C’est pourquoi je remercie l’exil. Ah ! je ne me lasserai jamais de le dire :-Songeons aux enfants ! La société des hommes est toujours, plus ou moins, une société coupable. Dans cette faute collective que nous commettons tous, et qui s’appelle tantôt la loi, tantôt les mœurs, nous ne sommes sûrs que d’une innocence, l’innocence des enfants. Eh bien, aimons-la, nourrissons-la, vêtissons-la, donnons-lui du pain et des souliers, guérissons-la, éclairons-la, vénérons-la. Quelles que soient les douleurs de cette vie, je ne m’en plaindrai pas, s’il m’est donné de réaliser les deux plus hautes ambitions qu’un homme puisse avoir sur la terre. Ces deux ambitions, les voici : être esclave, et être serviteur. Esclave de la conscience, et serviteur des pauvres. »