Gustave COURBET – La peinture et la vente de ses tableaux.

Gustave COURBET – La peinture et la vente de ses tableaux.

8 500€

Lettre autographe signée à Charles Chappuis.

Très belle et rare lettre de Courbet contant ses travaux de peintures et la vente de ses tableaux.

«  Il y avait pour ce tableaux deux autres compétiteurs, qui n’ayant pu avoir ce tableau m’en ont commandé deux semblables à ma volonté. »

Description

Gustave COURBET (1819.1877)

Lettre autographe signée à Charles Chappuis.

Quatre pages in-8°. Ornans. 10 septembre 1860.

Légères traces de coutures sur le pli central du feuillet.

Lettre inédite.

Très belle et rare lettre de Courbet contant ses travaux de peintures et la vente de ses tableaux.

« Mon cher Camarade, Jusqu’ici je ne vous ai pas répondu, malgré moi. J’étais à Pontarlier quand votre lettre très aimable m’est arrivée à Ornans. En revenant, j’ai attendu que j’aille à Besançon pour vous parler moi-même. Je n’ai rien à vous refuser mon cher ami, parce que c’est vous qui me demandez ; malgré le prix de ce tableau, vous, vous m’en auriez offert 500 f que je vous l’aurais cédé. La ville de Besançon de laquelle jusqu’ici je n’ai pas à me louer, aurait pris un autre intermédiaire qu’elle n’aurait pas réussi à ce prix. Comme vous me dites que c’est entre nous que se passe ce marché j’ai affirmé qu’il m’avait été acheté 2000 f, le prix que j’avais indiqué. Veuillez ne pas me démentir vis-à-vis du public. Vous avouerez cher ami que si je ne retire que cela de cette exposition, ce n’était vraiment pas la peine que cela m’a donné, et l’argent que cela m’a coûté. C’est égal à vous personnellement. Je vous dois le plus grand gré de votre sollicitude, et du charmant article si aimable, si savant, si intelligent que vous venez de me faire, qui a enthousiasmé tous mes amis et mes parents, ainsi que moi. Je suis allé à Besançon mais j’ai eu la déception de ne pas vous y trouver. J’ai hésité quand j’ai pensé que je pouvais aller vous retrouver à Macon, mais le devoir m’en a empêché. C’est égal, soyez bien persuadé que mes vœux vous y accompagnent (…) L’exposition de Bruxelles a vendu à M. Vanbeselaere, amateur de Bruxelles, La Femme au miroir dont vous avez une lithographie, pour la somme de mille trois cent fr ; prix que j’avais indiqué. Il y avait pour ce tableaux deux autres compétiteurs, qui n’ayant pu avoir ce tableau m’en ont commandé deux semblables à ma volonté. Max Buchon en échange du portrait que je lui ai fait vient de faire le mien en littérature. Ce portrait est amusant, bien fait, peut-être trop aimable (…) J’ai vendu la Petite Femme nue (…) pour 400 f. Je vous salue. »

Charles Chappuis (1822.1897), normalien et philosophe, fut professeur à la Faculté de lettres de Besançon.Grand ami de Louis Pasteur dont il fut le condisciple au collège de Besançon (où Courbet, lui aussi, fit ses études),il collabora à l’organisation de l’Exposition universelle de Besançon de 1860, et, à cette occasion, publia plusieurs articles dans le journal La Franche-Comté sous le pseudonyme de Charles Duvernoy.

 

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