Giacomo CASANOVA et la publication de l’Isocameron

Giacomo CASANOVA et la publication de l’Isocameron

Vendu

Lettre autographe signée au Comte de Collalto.

Importante missive dans laquelle Casanova envoie à l’un de ses anciens protecteurs un ensemble de 24 exemplaires de son dernier ouvrage, l’Isocameron ou Histoire d’Edouard, et d’Elisabeth paru à Prague en 1788.

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Description

Giacomo CASANOVA (1725.1798)

Lettre autographe signée au Comte de Collalto.

Deux pages in-4°en italien. Prague. 21 mai 1788. Quelques manques dus à l’acidité de l’encre.

Importante missive dans laquelle Casanova envoie à l’un de ses anciens protecteurs un ensemble de 24 exemplaires de son dernier ouvrage, l’Isocameron ou Histoire d’Edouard, et d’Elisabeth paru à Prague en 1788.

Casanova et la souscription de son Isocameron.

 » J’écrirai aujourd’hui au comte [Waldstein] pour lui recommander d’être rapide, de telle sorte que les bénéficiaires n’attendent pas. J’ai écrit une réponse au prince Louis de Lichtenchtein, dans laquelle je le remercie de l’honneur qu’il me fait de s’associer à mon œuvre et dans le même temps je le prie de faire passer l’entière valeur de la souscription entre les mains de la comtesse de Clari-Ligne, ou bien entre les mains vénérées de Votre Excellence. Ainsi j’espère recevoir à la fin de ce mois grâce à sa bonté une somme suffisante avec laquelle je pourrai faire face à mes engagements. Un tiers du quatrième tome est déjà imprimé, et à la fin du 21 il sera distribué : tous ceux qui sont ici me complimentent sur le discours du roi à Edouard, qui se trouve page 261, mais ce qui me fait le plus plaisir c’est la compassion par laquelle Votre Excellence honore mon œuvre. Je vous supplie de me donner un conseil : vous me direz si je fais bien d’inviter à s’associer le seigneur ambassadeur de Venise. A force de thé et de diète, je me suis guéri du rhume, mais je tousse encore. Ici aussi il a fait froid (…) »

Casanova fut recueilli, après les errances de sa vie tumultueuse, par le comte Waldstein-Wartenberg comme bibliothécaire du château de Dux en 1785, où il mourra en 1798. Pendant ces dernières années, assez pénibles et humiliantes, où il fut exhibé comme une curiosité par son hôte devant ses amis, et devait prendre ses repas à l’office en compagnie des serviteurs, l’aventurier et séducteur insatiable écrivit les deux ouvrages autobiographiques qui firent sa gloire posthume.

Accablé par un ennui insupportable et une tristesse croissante, Casanova se mit à publier une série d’œuvres à Prague, qui ne connurent aucun retentissement. Il échoue notamment à trouver plus de 156 souscripteurs pour faire éditer son Isocameron dont il est question dans cette lettre, voyage imaginaire au centre de la terre.

Il continua d’entretenir une vaste correspondance, sollicitant ces anciens mentors, comme le comte de Collalto.

 

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