François MAURIAC, Marcel Jouhandeau, André Gide, et le Christ.

François MAURIAC, Marcel Jouhandeau, André Gide, et le Christ.

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Lettre autographe signée à Marcel Jouhandeau.

Superbe lettre de Mauriac rassurant Jouhandeau quant à sa bienveillance, puis évoquant ses oppositions confraternelles avec André Gide. Il termine enfin en témoignant, avec prosélytisme, de sa foi dans le Christ.

« Contre le cœur de ce Christ, nous mourrons, j’en suis sûr, vous et moi.»

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Description

François MAURIAC (1885.1970)

Lettre autographe signée à Marcel Jouhandeau.

Deux pages in-8° sur papier à son adresse parisienne de l’avenue T. Gautier.

Sans date. Fin des années 40, début des années 50.

« Contre le cœur de ce Christ, nous mourrons, j’en suis sûr, vous et moi.»

 

Superbe lettre de Mauriac rassurant Jouhandeau quant à sa bienveillance malgré l’article venimeux qu’il venait de faire paraître, puis évoquant ses oppositions confraternelles avec André Gide. Il termine enfin en témoignant, avec prosélytisme, de sa foi dans le Christ.

« Moi, vous « haïr », cher Jouhandeau, le croyez-vous réellement ? Si je vous avais haï, je me serais réjouis de vous voir, après les Chroniques maritales qui épuisaient et au delà ce sujet, vous enliser dans le thème d’Elise, odieux tous ceux qui vous aiment. Vous n’êtes pas obligé de me croire. Il est pourtant vrai que je ne ressens à votre endroit que des sentiments fraternels. Pour moi l’art est transposition. Soyez donc assuré que j’ai dit tout ce que j’avais à dire, de la manière que je voulais le dire et qui était mienne. Gide s’est bien trompé le jour où il a porté ce jugement. Cher Jouhandeau, je ne suis pas haineux, croyez moi. Je ne me crois pas meilleur que vous. Je ne voudrais pas que vous fussiez différent de ce que vous êtes, sauf en ce qui concerne ce Jésus que vous connaissez comme je le connais, qui est dans votre vie comme il est dans la mienne, qui a assumé notre misère. Contre le cœur de ce Christ, nous mourrons, j’en suis sûr, vous et moi. »

 

 

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