François-Adrien BOIELDIEU décline l’aide des Théâtres Royaux de Bruxelles.

François-Adrien BOIELDIEU décline l’aide des Théâtres Royaux de Bruxelles.

250€

Lettre autographe signée à M. de Cartigny.

Belle et émouvante lettre de Boieldieu déclinant l’aide financière proposée par les Théâtres Royaux de Bruxelles.

 » Je suis on ne peut plus touché de la preuve d’intérêt et d’amour pour les Arts que vous voulez bien me donner… »

Description

François-Adrien BOIELDIEU (1775 -1834)

Lettre autographe signée à M. de Cartigny.

Une page in-8°. Slnd (1833)

Belle et émouvante lettre de Boieldieu déclinant l’aide financière proposée par les Théâtres Royaux de Bruxelles.

« Monsieur Boieldieu ayant reçu de la Direction des théâtres royaux de Bruxelles une lettre qui a été insérée dans quelques journaux, ce compositeur nous prie de faire connaître la réponse suivante qu’il a adressée à Mr Cartigny :  Mr le directeur, je suis on ne peut plus touché de la preuve d’intérêt et d’amour pour les Arts que vous voulez bien me donner en me priant de consentir à ce qu’à votre exemple, MM les directeurs des théâtres qui ont représenté mes ouvrages donnent une représentation à mon bénéfice, mais malgré la perte que j’ai faite des places et des pensions dont je jouissais sous le précédent gouvernement, malgré la perte de ma santé dont le mauvais état ne me permet plus de me livrer à la composition, ma position n’est pas telle que quelques journaux, à mon grand regret, l’ont présentée au public, et je serais d’autant plus blâmable de le laisser dans cette erreur que Mr le ministre des travaux publics a accueilli mes réclamations avec bonté. J’ajouterai que la promesse que ce ministre ami des Arts a bien voulu me faire d’une place dans laquelle je pourrai encore être utile à mon pays et à l’art que je professe, ne me laisse aucune inquiétude sur mon avenir, sur cet avenir d’artiste qui, pour être heureux, doit toujours être modeste. Je n’accepte donc pas Mr le directeur, l’offre que vous me faites avec tant de bienveillance, mais je n’en conserverai pas moins toute ma vie avec la plus vice reconnaissance le souvenir d’une preuve d’intérêt aussi honorable pour celui qui la donne que pour celui qui la reçoit. Boieldieu. »

 

Face aux difficultés financières et suite à la banqueroute de l’Opéra-Comique, Boieldieu écrivit au Ministre de l’instruction publique une lettre très noble, priant qu’on l’attachât en qualité de conservateur au dépôt de musique de la bibliothèque du Roi. Cette demande resta sans réponse. Son ami Cartigny, directeur de la Monnaie de Bruxelles, voulut organiser une représentation à son bénéfice. Mais Boieldieu considéra qu’il était de sa dignité de refuser cette offre généreuse, comme nous le découvrons dans cette lettre. Enfin Adolphe Thiers, nouvellement appelé au ministère de l’instruction publique, vint au secours du musicien. Il le nomma professeur de composition au Conservatoire. Cependant la santé de Boieldieu s’aggrava. Après un court voyage dans les Pyrénées, qui lui fut fatal, il revint près de Paris, dans sa maison de campagne de Jarcy, et ne tarda pas à fermer les yeux, le 8 octobre 1834. Cette mort produisit la plus vive impression dans le monde musical et dans le cœur de tous ceux qui, ayant approché le musicien, avaient pu apprécier la douceur, la générosité et la droiture morale qui étaient les qualités prédominantes de son caractère.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Be the first to review “François-Adrien BOIELDIEU décline l’aide des Théâtres Royaux de Bruxelles.”