Le Marquis de SADE, emprisonné à Vincennes, crie toute sa rage envers son épouse et sa belle-mère.

Le Marquis de SADE, emprisonné à Vincennes, crie toute sa rage envers son épouse et sa belle-mère.

Vendu

Lettre autographe signée à son épouse, Renée-Pélagie de Montreuil.

Superbe lettre du Marquis, comme à son habitude fort sévère envers son épouse et sa belle-mère la présidente de Montreuil, et intransigeant quant à l’avenir de son fils.

« Je promettrai et tiendrai toutes les choses raisonnables ; toutes celles qui seront ridicules (…) je les promettrai aussi parce que je veux sortir, mais soyez bien sûre que je ne les tiendrai pas. »

 

 

Rupture de stock

Description

Donatien Alphonse François de Sade (1740.1814). Marquis de SADE.

Lettre autographe signée à son épouse, Renée-Pélagie de Montreuil.

Quatre pages in-12°. (Donjon de Vincennes) Sans date (1781/82).

« Je promettrai et tiendrai toutes les choses raisonnables ; toutes celles qui seront ridicules (…) je les promettrai aussi parce que je veux sortir, mais soyez bien sûre que je ne les tiendrai pas. »

Superbe lettre du Marquis, comme à son habitude fort sévère envers son épouse et sa belle-mère la présidente de Montreuil, et intransigeant quant à l’avenir de son fils.

 

« Vos commissions sont comme depuis six mois ; c’est à dire du dernier ridicule. Il est impossible de se servir de votre pommade. Ce n’est pas de la pommade que je demande, c’est de l’onguent. Un onguent qui ait la consistance de la cire et qui colle sur la partie et ne glisse pas comme celui-ci. Envoyez m’en tout de suite je vous prie car je souffre beaucoup ; et celui que me fournit le chirurgien a le même inconvénient que le vôtre, ainsi j’en manque. Vous m’envoyez 6 volumes inutiles. Ce n’est que le 7 que je voulais, et il est séparé des autres, et se vend séparé. Toujours de l’argent jeté par la fenêtre et toujours pour des platitudes. Envoyez moi donc je vous en supplie les œuvres de St Lambert, de De Lisle, et les nouvelles comédies, et les suites de l’histoire de France (…) voilà les objets essentiels en livres, et que je désire, et que je vous demande en grâce d’envoyer. Je manque absolument de bas et il y a bien longtemps ; envoyez-en donc aussi. Voilà une liste. Que vous trouverez bon que je fasse faire par une main tierce à l’avenir, étant las de passer ma vie à faire des listes. Je vois à l’air du bureau que l’on veut rendre ma sortie très difficile et la mettre au prix de quelque grand engagement. Je promettrai et tiendrai toutes les choses raisonnables ; toutes celles qui seront ridicules, seuls effets des caprices de la présidente de Montreuil, et contre les droits de la nature, de père, et de citoyen, je les promettrai aussi parce que je veux sortir, mais soyez bien sûre que je ne les tiendrai pas. Je vous renvoie votre bel onguent.

Je vous prie de bien réfléchir à ce que je vous ai mandé au sujet de mon fils. J’ai certifié ce matin la même chose à Monsieur de Rougemont et je le certifierai à toute l’Europe s’il le faut. Aucun motif au monde ne me ferait consentir à ce que mon fils soit sous-lieutenant d’infanterie, et il ne le sera pas. Si vous le laissez entrer malgré moi, je vous donne ma parole d’honneur que je le ferai quitter et il n’y aura aucun moyen que je n’emploierai pour cela. Réfléchissez bien et voyez toute la suite de malheurs que va entraîner cet entêtement de votre mère. Votre fils entrerait dans Soubize avec la promesse du régiment dans sa poche, que cela même ne me déterminerait pas. Je ne veux pas absolument qu’il serve ailleurs que dans les carabiniers. Dès qu’il a eu les yeux ouverts, j’ai eu pour lui ce projet là et je n’en changerai certainement pas. S’il faut 20-30 mille francs pour cela, je suis prêt à les donner. Je vous en ai toujours raturé des blanc-seings, des procurations, vous le savez. Et bien pour cet objet-ci, je suis prêt à tout faire, vendre, engager, emprunter, me passer de tout si cela est nécessaire. Je suis prêt pour le faire entrer dans les carabiniers, également qu’il n’y a rien que je ne fasse et que je n’entreprenne pour ne pas le voir souffrir une minute dans l’infanterie. On m’a dit que vous alliez me venir voir bientôt et cela m’a fait grand plaisir. Et bien, ma chère amie, vous pouvez apporter des blanc-seings et amener un notaire. Je suis prêt à prendre tel engagement qu’il vous plaira pourvu que ce soit pour faire entrer mon fils dans les carabiniers. Mais bien certainement il ne servira pas ailleurs. Recevez en mon nouveau serment. De Sade. Je vous prie de lui défendre de m’écrire jusque ce qu’il me jure de m’obéir. Voilà sa lettre. »

 

 

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Be the first to review “Le Marquis de SADE, emprisonné à Vincennes, crie toute sa rage envers son épouse et sa belle-mère.”