Emile ZOLA et l’affaire DREYFUS – Janvier 1898.

Emile ZOLA et l’affaire DREYFUS – Janvier 1898.

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Lettre autographe signée à Joachim Gasquet.

Remarquable et très émouvante lettre de Zola, en pleine affaire Dreyfus, treize jours après la publication de son « J’accuse ». Déterminé par sa défense de l’officier français et à l’aube du procès qui le verra condamné, Zola est ému aux larmes de l’hommage qui lui est rendu dans la revue Les Mois dorés, publiée par Gasquet depuis les terres provençales de son enfance, à Aix-en-Provence.

« Et que ce soit donc la patrie française qui triomphe avec moi, qui soit juste et humaine ! »

 

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Description

Emile ZOLA (1840.1902)

Lettre autographe signée à Joachim Gasquet.

Deux pages in-8°. Paris. 26 janvier 1898.

« Et que ce soit donc la patrie française qui triomphe avec moi, qui soit juste et humaine ! »

 

Remarquable et très émouvante lettre de Zola, en pleine affaire Dreyfus, treize jours après la publication de son « J’accuse ». Déterminé par sa défense de l’officier français et à l’aube du procès qui le verra condamné, Zola est ému aux larmes de l’hommage qui lui est rendu dans la revue Les Mois dorés, publiée par Gasquet depuis les terres provençales de son enfance, à Aix-en-Provence.

« Monsieur, et cher confrère, Je lis le numéro du « Mois Dorés » que vous m’avez consacré, et je suis profondément ému. Votre si éloquente sympathie me touche d’autant plus qu’elle m’arrive d’une terre de France restée chère à mon cœur. Vous remuez tous les précieux souvenirs de mon enfance ; vous m’attendrissez aux larmes en évoquant le sol sacré auquel je dois tout. Et que ce soit donc la patrie française qui triomphe avec moi, qui soit juste et humaine ! Merci à vous, merci à M. Maurice Le Blond et à M. Marius Richard. Je vous embrasse fraternellement. Emile Zola.»

 

 

Le 13 janvier 1898 Zola donne une nouvelle dimension à l’affaire Dreyfus. Scandalisé par l’acquittement d’Esterhazy survenu trois jours plus tôt, Zola décide de frapper un coup et publie en première page de L’Aurore un article sur six colonnes à la une, en forme de lettre ouverte au président Félix Faure : « J’accuse ».

 

Très jeune, Joachim Gasquet crée à Aix en Provence des revues littéraires : La Syrinx (1892), Les Mois dorés (1896-1898), Le Pays de France (1899-v.1902). À partir de mai 1896 et pendant presque deux ans, Gasquet édite une nouvelle revue, les Mois dorés qui s’étendra sur 11 numéros. Au symbolisme de la Syrinx, qui veut « créer du rêve », succède une poétique de l’amour de la vie, optimiste, prométhéenne et païenne, dont Gasquet fixe l’objet dans la représentation du Beau à travers les paysages, singulièrement de Provence, tels que les peignent, avec pinceaux ou plume, Cézanne, Monet, Zola, et Mallarmé…

 

Maurice Le Blond (1877.1944) est un journaliste et écrivain français. Il devint le gendre d’Emile Zola. Etudiant, il se lie d’amitié avec Saint-Georges de Bouhélier et fonde avec lui le Naturisme. Le Blond publie en 1896 son Essai sur le Naturisme et lance avec Bouhélier un Manifeste Naturiste qui paraît dans le Figaro, le 10 janvier 1897. En mars de la même année, ils créent la Revue Naturiste. Maurice Le Blond se lance alors dans le journalisme et entre à L’Aurore  en 1901 et devient ensuite secrétaire de Clemenceau. En octobre 1908, il épouse Denise, la fille de Zola qu’il avait fermement soutenu lors de l’affaire Dreyfus. Il va désormais consacrer toute son énergie au souvenir du grand romancier, organisant le pèlerinage annuel de Médan et rédigeant de nombreux commentaires sur l’œuvre de son illustre beau-père.

 

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