Élisa BONAPARTE (1777 – 1820)

Lettre autographe signée à son frère l’Empereur Napoléon Ier.

Une page in-folio. Tampon de collection biffé.

Florence, Palais Pitti, « le 23 mars à quatre heures du soir » [1811]

« C’est au bruit du canon et au son des cloches que j’écris à V.M. […] V.M. est père et père d’un prince. » 

Magnifique lettre de félicitations adressée à l’Empereur Napoléon Ier par sa sœur Élisa, grande duchesse de Toscane, pour la naissance du Roi de Rome.

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« Sire, C’est au bruit du canon et au son des cloches que j’écris à V.M. et que je la prie d’agréer mes félicitations ; tout a réussi au gré de nos vœux. V. M. est père et père d’un prince ; l’enthousiasme est à Florence à son comble tout est en mouvement, nos bons toscans sont dans la plus grande joye. On était d’avance persuadés que S.M. l’impératrice accoucherait du Roi de Rome. Nous allons témoigner notre allégresse par de belles fêtes, et des actes de bienfaisance. Je prie V. M. de croire que personne n’est plus heureuse de cette nouvelle que moi. Je recommande à la haute protection de Votre Majesté ma famille. Je suis avec un très profond respect, Sire, de votre majesté Impériale et Royale, la plus dévouée et soumise sœur. Pitti, le 23 mars à quatre heures du soir. Élisa. »

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C’est le 20 mars 1811, vers neuf heures, que naquit le Roi de Rome, héritier tant attendu d’un Empire qui englobait alors la moitié de l’Europe. Le prince impérial fêté par toute une nation ne règnera jamais, contraint à l’exil par la Restauration. Devenu duc de Reichstadt en Autriche, sa terre d’accueil, il mourut orphelin de père et séparé de sa mère, emporté par la tuberculose à 21 ans seulement. Personnage peu connu, son destin et sa fin tragiques firent de lui une figure inspirante du Romantisme. Il sera baptisé l’Aiglon par Victor Hugo et Rostand tira une pièce célèbre de sa vie.

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