Le Comte d’ORSAY et son soutien à Alphonse de LAMARTINE.

Le Comte d’ORSAY et son soutien à Alphonse de LAMARTINE.

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Lettre autographe signée à Alphonse de Lamartine.

Emouvante lettre du Dandy regrettant le départ politique de Lamartine et analysant avec cynisme la République de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

« Je ne connais que le grand Napoléon et vous qui soient capables de m’inspirer ce sentiment d’adoration. »

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Description

Alfred Grimod, Comte d’ORSAY (1801.1852)

Lettre autographe signée à Alphonse de Lamartine.

Quatre pages in-12°. Paris. 3 août 1850.

« Je ne connais que le grand Napoléon et vous qui soient capables de m’inspirer ce sentiment d’adoration. »

Emouvante lettre du Dandy regrettant le départ politique de Lamartine et analysant avec cynisme la République de Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

« Un mot mon cher Lamartine pour vous dire d’abord que je suis heureux d’apprendre (…) que votre voyage est déjà bien réussi. Vous avez eu raison de partir, pour vous soustraire aux embrassements des gens de cœur, car, en lisant vos Confidences, on est tellement attendri qu’on voudrait aller pleurer près de vous. C’est divin ; et quand on songe qu’un homme comme vous soit embarrassé dans ses affaires, il y a de quoi faire prendre en exécration tous les richards de ce monde. Dieu a voulu, mon cher ami, que vous en passiez par là. Votre carrière est une grande mission et pourvu que je vous voie encore à la tête de la France, je serai heureux. Les Français ont besoin, pour se courber, d’avoir devant eux des natures qui les justifient. Je ne connais que le grand Napoléon et vous qui soient capables de m’inspirer ce sentiment d’adoration. Je vous l’écris à distance pour avoir ma conscience soulagée. Dieu sait si nous nous reverrons, car depuis la perte que j’ai éprouvée, je ne me sens ici qu’en attendant. Je vis il me semble au jour le jour. Notre politique est encore plus bête que vous ne l’avez laissée. Louis-Napoléon a force de ne rien faire, a l’air de faire quelque chose. Il fait son bonhomme de chemin avec une indolence enrageante et s’imagine, parce qu’il a fait macadémiser les boulevards, qu’il n’y a plus de chances d’ornières sur sa route. Au revoir, mon cher ami, écrivez, écrivez. Vous ne pouvez concevoir l’effet que produit vos confidences. Emile, avec qui je dinais il y a deux jours, en était force d’admiration, comme moi. Mes bonnes amitiés à Madame de Lamartine et croyez moi toujours, de loin comme de près, votre très affectionné d’Orsay. »

 

Lamartine joua un rôle fort au moment de la Révolution de 1848, proclamant la deuxième République. Membre du gouvernement provisoire, Ministre des Affaires étrangères en 1848, il se retire de la vie politique après sa lourde défaite lors de l’élection présidentielle qui porta au pouvoir Louis Napoléon Bonaparte ; Revenu à la vie littéraire, il publia les Confidences, Graziella, Raphaël.

Alfred Grimod, Comte d’Orsay (1801.1852) est « l’archange du Dandysme » selon Lamartine. Alfred change de gants huit fois par jour. Il crée de nombreux parfums pour son égérie et se fait fabriquer un nouveau modèle de voiture, dit « coupé d’Orsay », qui connait un grand succès en Angleterre sous le nom de Dorsay. Il s’adonne à la peinture, et est également dessinateur et sculpteur. On lui doit un buste de Lamartine aujourd’hui exposé au Château de Versailles, ainsi que la tombe-pyramide du cimetière de Chambourcy, où il repose.

 

 

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