Charles BAUDELAIRE et son travail sur Edgar Allan POE.

Charles BAUDELAIRE et son travail sur Edgar Allan POE.

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Lettre autographe signée à Eugène Pelletan, au journal Le Siècle

Magnifique lettre de Baudelaire soulignant son travail sur Edgar Allan Poe.

« C’est moi qui ai mis en branle la réputation d’Edgar Poe à Paris. »

 

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Description

Charles BAUDELAIRE (1821.1867)

Lettre autographe signée à Eugène Pelletan, au journal Le Siècle

Une page ½ in-8°. Adresse autographe sur le quatrième feuillet, timbrée.

(Paris). Vendredi 17 mars 1854.

Correspondance Pléiade, Tome I, pages 273 et 274.

« C’est moi qui ai mis en branle la réputation d’Edgar Poe à Paris. »

 

Magnifique lettre de Baudelaire soulignant son travail sur Edgar Allan Poe.

« Monsieur, Je ne vous ai jamais vu et je n’ai jamais eu l’honneur de causer avec vous. On m’a dit que vous aviez bien voulu citer mon nom dans un de vos articles récents (Revue de Paris) et c’est la seule raison qui m’encourage à m’adresser à vous. Voici de quoi il s’agit : Depuis longtemps, depuis 1847, je m’occupe de la gloire d’un homme qui fut à la fois poète, savant et métaphysicien. Il est tout cela, même en restant romancier. C’est moi qui ai mis en branle la réputation d’Edgar Poe à Paris. Ce qu’il y a de plaisant c’est que d’autres, émus par mes articles biographiques et critiques, et par mes traductions, se sont occupés de lui, mais que personne – excepté vous – n’a daigné citer mon nom. Le monde est pavé de sottise. Encore, ces malheureux fragments n’ont paru qu’à force d’obsessions. Tantôt, – c’est trop bizarre, trop excentrique, trop terrible, trop subtil ; pourquoi pas trop beau ? – La belle librairie qui existe dans notre bon temps m’obligeant à tirer plusieurs montures du même sac, j’ai pensé au Musée Littéraire du Siècle, le second feuilleton. – M. de Tramont qui m’a formellement promis son concours, a entre les mains huit échantillons. Il va sans dire que pour rendre le marché plus facile, je supprimerai les morceaux purement philosophiques ou scientifiques. Vous seriez l’exception la plus aimable dans le journalisme, si vous vouliez dire un mot heureux en ma faveur à M. de Tramont et à M. Tillot. Votre situation et votre notoriété donnent sans doute une grande importance à vos paroles. Seulement, – il me semble qu’à un confrère je peux tout dire, – je serais bien heureux en cette affaire, de ne pas voir la figure et de ne pas entendre la voix de M. Desnoyers. Je vous jure que si je n’ai aucune animadversion contre lui ; sa haine contre le beau est innocente puisqu’elle est inconsciente, elle est animale et instinctive ; et fut-il le meilleur homme de la terre, il fera toujours le mal, littérairement. L’estime que vos travaux m’ont donnée pour votre caractère m’a conseillé cette lettre, peut-être singulière. Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de ma bien sincère reconnaissance, et croyez que cette formule adressée à vous n’a pas la banalité des phrases semblables adressées à de gros personnages.»

 

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