CASANOVA Giacomo – Lettre autographe signée – 1772.

CASANOVA Giacomo – Lettre autographe signée – 1772.

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Lettre autographe signée « Casanova de Seingalt» à Francesco Zacchiroli.

Deux pages in-4° slnd.

Chez moi, ce mercredi à midi (Mai 1772 à Bologne)

« Monsieur, Notre commun ami l’Abbé de Severini m’a flatté que vous pourriez avoir la complaisance de passer chez moi dans la journée.

Description

Giacomo CASANOVA (1725.1798)

Lettre autographe signée « Casanova de Seingalt» à Francesco Zacchiroli.

Deux pages in-4° slnd.

Chez moi, ce mercredi à midi (Mai 1772 à Bologne)

« Monsieur, Notre commun ami l’Abbé de Severini m’a flatté que vous pourriez avoir la complaisance de passer chez moi dans la journée. Vous ne sauriez croire, Monsieur, combien j’en suis aise, mais oserais-je vous supplier de me permettre que je vous présente avec cette occasion Monsieur le Baron de Behr avec son compagnon de voyage Monsieur le conseiller de Veigel ? Ces seigneurs curlandois m’honoreront d’une visite aujourd’hui à vingt trois heures, et je ferai semblant que ce soit le hasard qui vous ait fait trouver chez moi et les uns, et les autres, et par là vous pourrez dire dans la lettre, que vous leur donnerez pour Parme, que vous les connaissez personnellement. J’ai l’honneur d’être avec toute la vénération, Monsieur, de chez moi ce mercredi à midi, votre très humble et très obéissant serviteur. Casanova de Seingalt. »

Mêlé à une arnaque au jeu à la fin de l’année 1771, Casanova doit quitter la Toscane et part à Bologne où il participera à une querelle universitaire concernant l’influence de l’utérus sur le caractère des femmes. Il publia à cet effet, en juillet 1772 à Bologne, Lana Caprina. Lettres d’un lycanthrope.

Francesco Zacchiroli vu selon Casanova, dans ses Mémoires :

« Une huitaine de jours après mon arrivée à Bologne, me trouvant chez le libraire Taruffi, j’y fis la connaissance d’un jeune abbé, louche, auquel, dans l’espace d’un quart d’heure, je trouvai de l’érudition, de l’esprit et du goût. Il me fit présent de deux brochures, fruit récent du génie de deux jeunes professeurs de l’Université. Il me dit que cette lecture me ferait rire, et il avait raison. L’une de ces deux brochures tendait à prouver qu’il fallait pardonner aux femmes les fautes qu’elles commettent puisqu’elles sont le fait de la matrice qui les fait agir malgré elles. »

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