Camille CLAUDEL et son buste de Georges HUGO

Camille CLAUDEL et son buste de Georges HUGO

14 500€

Lettre autographe signée à Georges Hugo.

Rare et précieuse lettre de Claudel évoquant son travail de sculpture et le départ de son frère Paul pour Shanghai.

 » Votre aimable télégramme qui me fait grand plaisir puisqu’il m’apprend que mon buste vous plait. »

Description

Camille CLAUDEL (1864.1943)

Lettre autographe signée à Georges Hugo.

Deux pages in-8° à l’encre bleue.

Slnd. (Paris, fin 1894 ou début 1895).

Lettre inédite à la correspondance Gallimard.

 » Votre aimable télégramme qui me fait grand plaisir puisqu’il m’apprend que mon buste vous plait. »

Rare et précieuse lettre de Claudel évoquant son travail de sculpture et le départ de son frère Paul pour Shanghai.

 

« Cher Monsieur, Je reçois à mon retour de la Fère en Tardenois votre aimable télégramme qui me fait grand plaisir puisqu’il m’apprend que mon buste vous plait. J’ai beaucoup regretté de ne pouvoir vous féliciter de la naissance de M. Jean Hugo, mais j’ai très bien compris que vous ne pouviez me recevoir dans un moment aussi solennel. J’espère que Madame Hugo se porte maintenant très bien. Je me réjouis de la revoir en bonne santé ainsi que son petit bébé. Vous seriez bien aimable de me dire quel jour reçoit Madame de Lockroy à qui je dois une visite. Nous venons de recevoir de graves nouvelles de mon frère : il est nommé consul suppléant à Shanghai !!! si les choses marchent selon mon souhait, j’irai le rejoindre au mois de mai prochain. Mes parents sont désolés de ce nouveau retard au retour de Paul. Agréez, cher Monsieur, en attendant le plaisir de vous revoir, l’assurance de ma sincère amitié. Camille Claudel. »

 

Claudel évoque ici un buste, jamais retrouvé, qu’elle réalisa de son correspondant Georges Hugo. Nous savons que Camille réalisa des croquis et études du visage de Georges Hugo, en 1894 à Guernesey, à La Marcherie, demeure de Mme Ménard Dorian, son hôte.

Mathias Morhardt (1862.1939), premier biographe de Claudel, atteste dans une lettre à Judith Cladel avoir vu ce fameux buste, « une spirituelle statuette en pierre tendre couleur vert jade ».  Un plâtre préparatoire de la statuette a aussi existé et fut acquis à l’époque par un certain M. Bing. Puis Camille en fit un bronze. Octave Mirabeau a écrit l’avoir vu exposé au Salon du Champ-de-Mars de 1897.

Provenance : Georges Hugo, puis descendance.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Be the first to review “Camille CLAUDEL et son buste de Georges HUGO”