Boris VIAN et la genèse de « En avant la zizique ».

Boris VIAN et la genèse de « En avant la zizique ».

Vendu

Carte autographe signée à son éditeur Amiot.

Belle carte de Vian témoignant de la genèse de son pamphlet En avant la zizique.

Au verso d’une carte reproduisant une supplique des Lettres Persanes.

« Je sais qu’on a été très vilains avec toi (…) mais on a fini le book et je crois qu’il est assez marrant. »

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Description

Boris VIAN (1920.1959)

Carte autographe signée à son éditeur Amiot.

Une page in-12° slnd.

Au verso d’une carte reproduisant une supplique des Lettres Persanes.

« Je sais qu’on a été très vilains avec toi (…) mais on a fini le book et je crois qu’il est assez marrant. »

Belle carte de Vian témoignant de la genèse de son pamphlet En avant la zizique.

« Frère Amiot, Je te téléphone depuis six jours sans te trouver. Peut-être que t’as pas aimé que je te trouve. Mais je me refuse à le croire vu ma candeur (et la tienne). Je sais qu’on a été très vilains avec toi et qu’on t’a fait attendre des tas de temps mais on a fini le book et je crois qu’il est assez marrant. Je te le porte quand tu veux ; fixe moi un rencart, t’es trop difficile à toucher (au téléphone) – faut que je te voie pour en causer. Je te baise au front. Boris Vian. »

 

Vian et son ami écrivain de la Cité Veron, Yves Gibeau, passionnés de musique, vont s’associer pour écrire une Histoire de la chanson. Ils signent en 1953 un contrat avec les éditions Amiot-Dumont et touchent une avance de 30 000 francs. Gibeau se met au travail. Appliquant la méthode de Boris Vian pour son Manuel de Saint-Germain-des-Prés, il envoie un questionnaire-type aux stars de la chanson. Maurice Chevalier, Yves Montand, Charles Trenet, Georgette Plana y répondent. Cependant, les deux amis lambinent et n’arrivent pas à se mettre à leur machine à écrire. Commence alors un étrange jeu du chat et de la souris entre l’éditeur et les deux auteurs. Gibeau et Vian ont disparu ! Plus exactement, leur éditeur a perdu leur trace. Le 15 juin 1954, il les relance en douceur: «J’avais compris que votre manuscrit devait nous être remis ce printemps.» Silence radio. Le 25 août, le ton monte: «Je veux bien croire qu’il y a eu une erreur d’adresse, de sombres démêlés avec votre concierge, feint-il de penser. Ne croyez-vous pas qu’une réponse de vous relèverait maintenant de la simple correction?» Le 12 octobre, Amiot passe donc aux courriers recommandés, réveillant ainsi les deux loups de la place Blanche qui en profitent pour demander une rallonge financière !!! L’éditeur consent à leur verser à chacun une nouvelle avance de 70 000 francs. Echaudé, il précise toutefois: «Au cas où l’ouvrage ne serait pas entre nos mains avant le 15 février 1955, vous vous engagez à nous rembourser.» Bien entendu, le 15 février, pas de manuscrit. Trois semaines plus tard, excédé, Amiot exige que le livre lui parvienne «incessamment». Las ! il n’aura jamais entre les mains cette Histoire de la chanson.  Trois ans plus tard néanmoins, Boris Vian livrera, seul, à l’éditeur un ouvrage approchant, qui paraîtra à la maison mère d’Amiot, Le Livre contemporain, sous le titre En avant la zizique… et par ici les gros sous…

 

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