BAUDELAIRE Charles – Lettre autographe – Wagner et les Fleurs du Mal.

BAUDELAIRE Charles – Lettre autographe – Wagner et les Fleurs du Mal.

Vendu

Lettre autographe signée à Auguste Lacaussade.

Lettre inédite à la correspondance de la Pléiade.

« Je me crois sûr de faire quelque chose de bien. »

Remarquable lettre relative à son Wagner et Tannhäuser et à la deuxième édition des Fleurs du Mal.

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Description

Charles BAUDELAIRE (1821.1867)

Lettre autographe signée à Auguste Lacaussade.

Une page in-8°. Adresse autographe. (Paris. 18 mars 1861)

Lettre inédite à la correspondance de la Pléiade.

« Je me crois sûr de faire quelque chose de bien. »

Remarquable lettre relative à son Wagner et Tannhäuser et à la deuxième édition des Fleurs du Mal.

 

« Cher Monsieur, j’irai peut-être vous voir à l’opéra ce soir, quoique je sache l’œuvre par cœur. Demain matin, vous aurez de la copie, et la fin demain soir 19. Profitez de vos deux billets. Car je présume que vous les avez reçus. Je n’irai pas au delà de 24 pages. Je sais compter. Je me crois sûr de faire quelque chose de bien. D’ailleurs je suis sous le coup de l’irritation produite par les malheurs de la 1e représentation. Bien à vous. C.B. Je vous en prie, n’oubliez pas de prier Leconte de Lisle de penser à moi. Cela ne peut pas l’ennuyer, et pour lui, c’est facile à faire. »

Le 13 mars 1861, le Tannhäuser est représenté pour la première fois à l’Opéra de Paris. Les longues répétitions et le lourd investissement de Wagner pour faire accepter son œuvre ne suffisent pas à convaincre le public français, qui siffle, injurie et crie au scandale. Tannhäuser est retiré de l’affiche après seulement trois représentations. La vénération de Baudelaire pour Wagner est telle que, après lui avoir adressé une lettre d’admiration en 1860 (« Je vous dois la plus grande jouissance musicale que j’aie jamais éprouvée »), il décide de lui consacrer une étude de fond. Outré, indigné par l’accueil négatif réservé au compositeur allemand à Paris, il reprend son travail, l’étoffe, le corrige et fait paraître, à la Revue Européenne, « Richard Wagner et Tannhäuser à Paris ».

Nous savons que les critiques d’art de Baudelaire sont nombreuses. En revanche, ce Wagner restera comme l’unique critique musicale du poète ; ce dernier reconnaissant probablement, dans le refus parisien de Tannhäuser, sa difficile condition de poète et son impopularité littéraire.

En février 1861, la deuxième édition des Fleurs du Mal vient de paraître chez Poulet Malassis. Baudelaire suggère à Lacaussade de solliciter auprès de son ami Leconte de Lisle un compte rendu de cette nouvelle édition enrichie de trente cinq poèmes inédits. Leconte de Lisle exaucera ce souhait, de manière élogieuse, dans la dernière livraison de la Revue Européenne, le 1er décembre 1861.

Auguste Lacaussade (1817-1897), ancien secrétaire de Sainte-Beuve, fut le « lieutenant » d’Alphonse de Calonne à la Revue contemporaine, avant de créer la Revue européenne. La guerre entre ces deux revues fit rage durant trois ans, et Calonne finit par absorber sa rivale. La collaboration de Baudelaire avec l’Européenne de Lacaussade s’étendit sur une durée de neuf mois, entre mars et décembre 1861. Collaboration féconde et prometteuse, puisqu’elle commença avec le magnifique essai, dont il est question ici : Richard Wagner et Tannhäuser.

 

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