Louis-Ferdinand CÉLINE et son procès devant la Cour de Justice. 1950.

Louis-Ferdinand CÉLINE et son procès devant la Cour de Justice. 1950.

1 700€

Lettre autographe signée.

Céline, inquiet et préoccupé, prépare son procès en sollicitant l’aide de ses amis.

« J’apprends maintenant qu’il faut que les vrais amis qui me veulent sauver l’os doivent écrire tout de suite en ma faveur et sur le ton lyrique, à M. Drappier, directement, Président de la Cour de Justice. »

Description

Louis-Ferdinand CELINE (1894.1961)

Lettre autographe signée.

Deux pages in-folio. Slnd. Le 29 (janvier 1950).

Lettre inédite à la Correspondance de la Pléiade.

Céline, inquiet et préoccupé, prépare son procès en sollicitant l’aide de ses amis.

« Mon vieux, J’apprends maintenant qu’il faut que les vrais amis qui me veulent sauver l’os doivent écrire tout de suite en ma faveur et sur le ton lyrique, à M. Drappier, directement, Président de la Cour de Justice, une bonne lettre bien joliment tonique et convaincante. Si j’étais des fois trop malade pour me rendre à l’audience, la lettre serait lue. Tu vois ? Je pourrais jouer les petits repentants, mais après ? J’aurais bonne mine même ; moi j’aurais pleurniché sur le gilet de tous les potes pour qu’ils me tirent des griffes ! Avec toi, c’est différent, je suis intime si j’ose dire (…) tout pour que le lawyer m’achève pas ! Il m’a déjà mis dans un état. Affectueusement. LF Céline. »

 

 

En 1950, le procès de Louis-Ferdinand Céline s’ouvre devant la Cour de justice de Paris, présidée par Jean Drappier. Céline est absent. Ses avocats Naud et Tixier-Vignancour assurent sa défense. Le verdict est rendu le 21 février 1950. Aux deux questions : « Louis Ferdinand Céline est-il coupable d’avoir en France de 1940 à 1944 sciemment accompli des actes de nature à nuire à la Défense Nationale ? » et « L’action spécifiée sous la question numéro un a-t-elle été commise avec l’intention de favoriser les entreprises de toutes natures de l’Allemagne, puissance ennemie de la France » la Cour répond OUI à la majorité des voix. Céline est condamné à un an d’emprisonnement, à 50.000 francs d’amende, et est déclaré en état d’Indignité Nationale.

 

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